En matière de réduction de la mortalité infantile dans le monde, des progrès notables ont été faits, mais il reste encore beaucoup d’enfants qui décèdent de maladies évitables et qui pourraient être sauvés. L’Asie du Sud, notamment, continue de présenter à la fois un taux de mortalité élevé des moins de cinq ans, avec 50 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2015, et un nombre élevé du total des décès : 1,8 million. Le premier jour, la première semaine et le premier mois de la vie sont les plus cruciaux pour la survie des enfants. Parmi les près de 6 millions d’enfants qui mourront avant leur cinquième anniversaire en 2015, environ 1 million décédera dès la naissance, 2 millions mourront la première semaine, et près de 2,8 millions mourront au cours des 28 premiers jours de leur vie (la période néonatale). Entre 1990 et 2015, le taux mondial de mortalité néonatale est passé de 33 décès à 19 décès pour 1 000 naissances vivantes. Comme la diminution de la mortalité néonatale a été plus lente que celle de la mortalité des enfants entre 1 et 59 mois, les décès néonatals représentent maintenant une plus grande part de la totalité des décès des moins de cinq ans. Chaque région du monde connaît une augmentation de la proportion des décès des moins de cinq ans se produisant au cours de la période néonatale. Près de trois décès néonatals sur quatre sont dus à des complications suite à une naissance prématurée (35 %), à des complications durant le travail et l’accouchement (24 %), et à la septicémie (15 %). En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, de nombreux décès sont aussi dus à des maladies infectieuses évitables. De nombreux décès néonatals auraient pu être évités par des interventions simples, peu coûteuses et à fort impact relatives aux besoins des femmes et des nouveau-nés grâce à un suivi médical continu, en insistant sur les soins au moment de la naissance. Cependant, les analyses montrent que de nombreux nouveau-nés et leurs mères ne bénéficient pas de ces interventions clés.