Le Cassandre

20 avril 2018

Vu du ciel

Le mois dernier, je me suis rendu chez un ami en Dordogne, pour participer à une activité spéciale à laquelle il m'avait invité à participer : un vol en montgolfière. L'expérience était d'autant plus intéressante qu'elle nous a permis de survoler l'un des plus beaux villages perchés de France : Rocamadour. Cette période de fin d'année chargée ne m'a pas permis de rédiger un billet sur le sujet, mais je rattrape aujourd'hui mon retard. Voici Rocamadour vue du ciel ! Difficile d'imaginer une cité plus charmante. Construite à l'aplomb d'une falaise qui plonge dans les gorges de l'Alzou, aux confins du Périgord noir, la cité religieuse, avec sa basilique et ses chapelles, semble défier les lois de la pesanteur. Sanctuaires et bâtiments civils sont empilés sous la garde de l'ancien palais des Évêques de Tulle et d'une forteresse qui en défendait l'accès par le plateau. Dès le XIIe siècle, on y célébrait les reliques d'un ermite. De Roland le Preux à Louis IX et Aliénor d'Aquitaine, d'illustres personnages ont fait le pèlerinage de Rocamadour, gravissant à genoux les marches du grand escalier qui mène au parvis des églises. Relevé de ses ruines au XIXe siècle, ce fief de la spiritualité bénédictine, dévasté par les guerres de Religion, ne peut à mon avis se comparer qu'au Mont-Saint-Michel pour la force du symbole. Les vols en montgolfière sont terminés pour cette année (ils ont lieu de mars à fin octobre), mais la ville peut encore être découverte d'une autre manière. Le site se découvre en effet aussi la nuit, entièrement illuminé, grâce au petit train qui part en toute saison, à 22 heures, de la porte du Figuier et fait le tour de la cité. Il vaut apparemment mieux éviter d'y aller les mois d'été, où l'on vient, selon les dires de mon ami, en foule pour visiter la chapelle miraculeuse, tapissée d'ex-voto, qui renferme la Vierge noire. Objet d'une dévotion jamais éteinte, cette statuette en bois de noyer trône au-dessus de l'autel. Des lames d'argent qui la recouvraient à l'origine ne subsistent que des lambeaux noircis par la fumée des cierges. C'est ici que tintinnabulait la cloche au son grêle qui annonçait le sauvetage des marins perdus en mer. Prodige vénéré jusqu'en Bretagne et au Québec... Si ni la montgolfière ni le train de nuit ne vous tentent, il est toujours possible de l'arpenter à pied. Des remparts qui couronnent le site, le regard embrasse l'âpre étendue du causse, sa lande de genévriers et ses herbages mauves où vient se refléter la course des nuages. De quoi prendre la mesure d'un lieu unique en France ! Plus d'information sur ce ce baptême en montgolfière en cliquant sur le site de l'organisateur.

montgolfiere2 (6)

Posté par jbouchard à 14:34 - Permalien [#]

13 avril 2018

Du besoin de l'économie du partage

Est-ce bien raisonnable de posséder une voiture qui passe 92 % de son temps sur une place de parking ? Est-ce logique d’acheter une perceuse et de ne s’en servir qu’un une fois par an ? Ou de laisser dans le grenier la poussette du petit dernier prendre la poussière ? Pour les adeptes de « l’économie du partage », il ne s’agit ni plus ni moins que d’une sous-utilisation de biens matériels, d’un capital, et donc d’un gâchis autant économique qu’environnemental. Revente, don, troc, location ou emprunt…, l’économie du partage est ancienne, mais se trouve réinventée par la « révolution numérique ». Que ce soit directement entre particuliers ou via des entreprises, des associations, des services publics, avec ou sans échange monétaire, de nombreuses pratiques peuvent permettre d’optimiser l’usage des biens en les « partageant ». En parallèle, le concept d’économie du partage – ou le concept frère de consommation collaborative – gagne en notoriété, ce qui se traduit notamment par la structuration d’un mouvement d’entrepreneurs ou par des plans d’actions publics dans quelques villes « pionnières ». Les modèles de réemploi (revente, don et troc) sont déjà courants – surtout le don aux associations et aux proches – et concernent tous les biens, avec des intensités variées. Ils sont aujourd’hui renouvelés par les plateformes internet comme ebay ou leboncoin, d’ores et déjà utilisées massivement par les particuliers, ou par l’émergence de nouveaux modèles d’affaires dans lesquels les entreprises ne vendent plus les biens, mais les louent sur longue durée, les récupèrent et peuvent les réemployer. Les modèles de mutualisation (location et emprunt de courte durée) sont beaucoup moins développés – ne serait-ce que parce peu de biens s’y prêtent aisément, comme les livres, les DVD ou le matériel de bricolage. Là encore, ils se trouvent renouvelés par des modèles en pair-à-pair encore émergents, à l’image de Zilok, qui jouent sur la proximité entre l’offreur et le demandeur. La location courte durée de voitures est un cas particulier de mutualisation, qui peine encore à se développer : la propriété reste la norme en matière de voiture. Aux côtés d’acteurs traditionnels comme Avis ou Hertz, s’ajoutent aujourd’hui des acteurs innovants dans l’auto-partage comme Autolib ou Mobizen, et des plateformes de location entre particuliers comme Buzzcar, Drivy ou Deways. Les constructeurs automobiles également se positionnent sur le partage de voitures. En parallèle, le covoiturage se transforme avec l’émergence rapide de plateformes internet comme Blablacar. Tous ces modèles construisent une véritable économie du partage, qui n’est pas nouvelle, mais se renouvelle sous l’essor des technologies numé- riques et de la baisse associée des coûts de transaction, et qui porte un espoir : mobiliser le potentiel environnemental du partage de biens.

Posté par jbouchard à 16:08 - Permalien [#]
26 février 2018

Ajuster le moteur

Le réglage consiste simplement à ajuster votre moteur pour des performances optimales. Les réglages d'usine peuvent être un bon point de départ. Cependant, vous devrez peut-être compenser pour les altitudes plus élevées, ou pour les changements de température avec les saisons. Les changements dans le type de carburant ou l'usure du moteur peuvent également nécessiter une mise au point. Relativement plus de carburant à l'air est connu comme un mélange «riche», tandis que le contraire est connu comme un mélange «pauvre». Un mélange pauvre génère plus de puissance, mais génère également plus de chaleur. Trop de chaleur pourrait endommager le moteur. Un mélange riche génère moins de puissance et moins de chaleur. Trop riche et le moteur peut s'arrêter pendant que vous volez. Le carburateur à double aiguille populaire a deux soupapes à pointeau. L'aiguille haute vitesse contrôle le débit total de carburant dans le moteur et affecte le comportement du moteur de la moitié à la pleine accélération. L'aiguille à basse vitesse a tendance à avoir plus d'effet à partir de la moitié des gaz au ralenti. Les aiguilles basse et haute vitesse peuvent être enrichies (rotation dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) ou inclinées (rotation dans le sens des aiguilles d'une montre). Procédure d'accord: 2) Démarrer le moteur. 3) Avec le moteur ou l'avion sécurisé, ouvrez la manette des gaz à fond. 4) Penchez lentement l'aiguille à haute vitesse et regardez et écoutez: Trop riche: beaucoup de fumée, son grave Plus maigre: réduction de la fumée, le son commence à changer de hauteur Plus maigre encore: peu de fumée, régime maxi atteint Trop maigre: très peu de fumée, on peut entendre un maximum de tours par minute. Ouvrez la vanne à aiguille de 20 ou 30 degrés à partir de ce point. Si vous avez un tachymètre, ouvrez l'aiguille à environ 300 tr / min de moins que le maximum. 5) Toujours à haute accélération, effectuez le test de pincement. Pincer brièvement puis relâcher le tube de carburant entrant dans le carburateur. Si le moteur accélère momentanément, puis ralentit, vous avez terminé. Si le moteur n'accélère pas, ou quitte, alors il est trop maigre; Richen l'aiguille un peu plus. 6) Maintenant retournez au ralenti; laissez le moteur tourner au ralenti pendant quelques minutes. 7) Effectuez maintenant un autre test de pincement. Cette fois, pincer et tenir la ligne. Le moteur voudra accélérer et mourir. Si elle accélère immédiatement, c'est trop maigre, enrichir l'aiguille à basse vitesse. Cela devrait prendre 4-6 secondes pour accélérer et commencer à mourir. Plus longtemps et c'est trop riche. 8) Vérifiez également la transition des gaz. Lorsque l'avion est immobilisé et que le moteur tourne au ralenti pendant quelques minutes, avancez la manette des gaz rapidement pour l'ouvrir complètement. Si le moteur hésite, le mélange à basse vitesse est trop riche. Encore plus d'information sur cette expérience de pilotage avion en allant sur le site web de l'organisateur.

Posté par jbouchard à 17:28 - Permalien [#]
20 février 2018

TSA : la portée et les moyens de l’inclusion scolaire

Dans plusieurs autres pays, l’inclusion scolaire des élèves autistes en classe ordinaire est beaucoup plus développée qu’en France, voire systématique. On y note d’ailleurs l’absence complète ou presque complète d’institution spécialisée. Bien que les visites effectuées en quelques jours ne permettent pas de juger de la qualité réelle et de la réussite de l’inclusion de tous les enfants porteurs de TSA et que les évaluations diagnostiques des résultats obtenus sont peu nombreuses, l’expérience des pays étrangers visités par la Cour, ou en leur sein des régions, a paru instructive notamment sur un point : quand a été privilégié le choix d’une trajectoire unique visant à intégrer tous les enfants à besoins spécifiques dans les établissements d’enseignement ordinaire, comme en Suède, en Norvège, en Toscane ou encore au Pays basque espagnol, un choix corrélatif a été fait en faveur d’un soutien renforcé par des professionnels de l’éducation. Les appellations diffèrent selon les pays (« pédagogues spéciaux » en Suède, « enseignants de soutien » en Italie, « professeurs spécialisés » au Pays basque espagnol). Mais on retrouve dans ces différents pays l’existence d’un métier d’enseignant spécialisé, formé à la prise en charge d’enfants porteurs de handicap mais au sein de l’école ordinaire. Ces moyens renforcés, dans le cadre ordinaire, rendent possible une plus forte individualisation des enseignements dispensés aux élèves d’une même classe. Cette individualisation est apparue même très marquée, dans certains lieux visités. Ainsi en Suède, chaque école est selon la loi obligatoirement dotée d’une équipe comprenant un pédagogue spécial, un psychologue, une infirmière, un travailleur social (dans le cas de petites écoles elle peut être partagée entre deux établissements). Ces équipes ont la responsabilité d’évaluer avec les parents la situation de chaque enfant à « besoins spécifiques », ce qui va au-delà des seuls enfants handicapés. Ils doivent aussi proposer des solutions (adaptation des outils pédagogiques, préparation à l’avance des sujets à travailler en cours…). Dans les différents pays visités, il n’a pas été possible d’estimer le coût d’une telle politique, dans la mesure justement où les élèves pris en charge vont au-delà des seuls handicapés. A fortiori, les coûts en direction des élèves autistes ne sont pas individualisables. En France, un effort quantitatif très important a été consenti pour faciliter une inclusion en classe ordinaire plus longue dans la semaine et dans les cursus, comme a tenté d’en rendre compte le chapitre II. Mais les personnels chargés de l’appui aux élèves handicapés, et notamment aux élèves autistes, les assistants de vie scolaire, ont longtemps été peu qualifiés et affectés à des enfants plus qu’à des classes. Une inflexion forte est en cours, en France : les AVS, précédemment recrutés sur des contrats précaires et dès lors peu formés, doivent désormais évoluer vers des emplois en CDI, qui rendent possibles des formations qualifiantes ou diplômantes. En outre, la présence d’éducateurs dans les classes devient plus fréquente ou plutôt moins rare, dans le cadre des partenariats qui se multiplient entre ESMS et établissements scolaires ou écoles. Enfin, des « pôles de compétence » ont été constitués et se renforcent, dans les circonscriptions scolaires, auprès des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN). Ainsi, des personnels des RASED seraient, d’après les interlocuteurs rencontrés, plus fréquemment mis à disposition des circonscriptions désormais, pour favoriser des interventions plus souples. Le niveau de qualification et même parfois de spécialisation des intervenants tend donc à s’élever. La poursuite d’un objectif plus volontariste pour une inclusion en classe ordinaire conduira à poursuivre l’effort de renforcement, en parallèle, des qualifications des personnes chargées d’assister les élèves handicapés, et tout particulièrement les élèves autistes, quel que soit leur rattachement administratif ou leur statut.

Posté par jbouchard à 16:50 - Permalien [#]
05 janvier 2018

Allemagne: Le marché, le consommateur... et le politique

L'aisance avec laquelle nos élites politiques gaspillent les finances du contribuable pour subventionner des entreprises dépassées me sidère depuis longtemps. D'autant plus longtemps que ce gaspillage dure depuis des décennies, et que des gouvernements des bords ont contribué à engraisser ces industries malades, à en faire des assistanés. Un colloque à Bonn en Allemagne le mois dernier m'a montré une nouvelle fois combien cette position des élites était répréhensible. Force est de constater, en effet, que les tentatives des politiques de choisir eux-mêmes les prochains secteurs phares ont bien trop souvent mené au naufrage : en quoi nos dirigeants seraient-ils mieux préposés pour réaliser ce choix que des milliards de consommateurs ? Les primes aux industries sont, à mes yeux, une forme de vanité de la part de nos élites : elles diagnostiquent elles-mêmes ce à quoi ressemblera le futur sans prendre en compte l'avis du marché. Selon vous, quelle aurait été la probabilité que les autorités remarquent le fondateur d'Apple ou celui de Facebook avant l'heure ? Qui les aurait reconnus comme étant de futurs grands pontes des nouvelles technologies ? Nos élites ne sont, disons-le sans détour, vraiment pas les plus aguerries pour repérer les industries à venir. Mais si tel est le cas, cela ne signifie pas qu'elles soient stériles pour autant. Elles n'ont pas à attendre que le progrès, la technologie, l'innovation, ou même la croissance tombent du ciel : elles sont effectivement parfaites quand il s'agit de combiner les conditions optimales à l'apparition de croissance : l'innovation, la recherche, l'entreprenariat, le libre marché... De manière pratique, ces conditions comportent, parmi mille autres exemples, une protection des brevets efficace, une inébranlable législation (en cas de faillites) et également le gage du libre marché. Notre gouvernement a donc un rôle déterminant à jouer dans la création de la croissance: créer les facteurs environnementaux qui soutiennent le challenge et la nouveauté. C'est se duper soi-même que de concevoir que le gouvernement peut susciter de la richesse en claquant des doigts. Voilà la conclusion à laquelle aboutissait ce colloque. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire en Allemagne en suivant le lien.

Posté par jbouchard à 10:42 - Permalien [#]
Tags : , ,

02 janvier 2018

Le zonage en aires urbaines : éléments de définition Tenant

compte de l’influence croissante des villes sur l’ensemble de l’espace territorial français, aussi bien en matière d’habitat que d’emploi, l’Insee procède depuis 2010 à un nouveau zonage du territoire en aires urbaines (ZAU). Son objectif est d’apprécier l’influence des villes au-delà de leurs limites physiques, définies par la densité du bâti. Ce découpage se fonde sur l’identification d’unités urbaines (pôles), puis sur la délimitation de leurs aires d’influence (couronnes) en s’appuyant sur les trajets domicile-travail de la population des communes avoisinantes. Les pôles urbains correspondent ainsi à des unités urbaines de plus de 1 500 emplois. Une distinction est établie entre les grands pôles (plus de 10 000 emplois), les moyens pôles (de 5 000 à 10 000 emplois) et les petits pôles (de 1 500 à 5 000 emplois). Les couronnes des pôles, quelle que soit la taille du pôle concerné, sont ensuite délimitées par l’ensemble des communes avoisinantes dont au moins 40 % des actifs résidents travaillent dans le pôle ou dans les communes attirées par celui-ci. Les communes attirées par plusieurs pôles (c.-à-d. dont au moins 40 % des actifs résidents travaillent dans plusieurs pôles avoisinants, sans atteindre ce seuil avec un seul d’entre eux) sont dites communes multipolarisées. Enfin, les communes restantes sont dites communes isolées hors influence des pôles. Le ZAU n’établit ainsi plus de distinction en tant que telle entre espace urbain (défini auparavant comme toute commune ou ensemble de communes de plus de 2 000 habitants, présentant une zone de bâti continu sans interruption de plus de 200 mètres) et espace rural (défini comme toute commune non urbaine). Ce découpage permet de rendre compte des interactions entre villes et campagnes, en dégageant trois grands ensembles : les grands pôles urbains (en intégralité en zone urbaine, par définition), l’espace périurbain (regroupant couronnes et communes multipolarisées des grandes aires urbaines, en majorité en zone urbaine mais dont une partie est rurale) et les autres aires urbaines et rurales (regroupant moyens et petits pôles urbains, par définition en zone urbaine, mais également leurs couronnes, communes multipolarisées et communes isolées dont la quasi-intégralité est en zone rurale). Ainsi, même rurale, 95 % de la population française vit aujourd’hui sous l’influence des villes et seule 5 % hors influence stricte de celles-ci.

Posté par jbouchard à 12:32 - Permalien [#]
27 novembre 2017

Des entreprises d'un genre nouveau

Les acteurs en pointe dans le numérique sont regroupés sous le sigle GAFA, pour Google, Amazon, Facebook et Apple. Tous ont leur siège dans la Silicon Valley, haut lieu étatsunien des industries de pointe utilisant des composants électroniques fabriqués avec du silicium. Ces entreprises entretiennent par ailleurs des liens étroits avec les étoiles montantes du secteur, à l’image de Google qui est actionnaire de Uber depuis 2013. La puissance technologique et financière du GAFA est telle qu’il domine de nombreux domaines économiques, au point d’inquiéter les leaders de l’industrie européenne sentant leurs intérêts menacés. Afin de rester dans la course, la France a ainsi engagé dès 2013 un plan de développement du numérique dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir. Uber est dans tous les esprits, tant l’actualité lui fait écho. Il est le symbole de ces entreprises d’un genre nouveau, qui s’emparent des marchés à la barbe des opérateurs historiques par l’efficacité des services qu’elles proposent : les fameuses plateformes de réservation en ligne. En se glissant entre l’usager et les producteurs du bien ou du service, sans agence physique et avec peu de salariés, ces plateformes permettent aussi bien de connaître les besoins de la clientèle que d’imposer les tarifs aux producteurs, le tout en prélevant une commission pour l’intermédiation effectuée. Deux modèles économiques distincts ont vu le jour. Le premier met en concurrence des professionnels avec des particuliers qui proposent aux usagers d’utiliser des biens dont ils sont propriétaires, moyennant une participation aux frais d’usage ou le coût d’une location. Le monde des taxis a ainsi vu d’un mauvais œil l’apparition de chauffeurs occasionnels travaillant à la course. De leur côté, les professionnels du transport de voyageurs, et notamment la SNCF, sont concurrencés par l’offre de covoiturage proposée par la plateforme BlaBlacar. Les professionnels du tourisme souffrent, eux aussi, de ces nombreux particuliers louant leur logement le temps d’un séjour, via la plateforme Airbnb. Le second modèle repose sur une nouvelle division du travail entre professionnels. L’industrie du disque a ainsi été l’une des premières impactées par l’arrivée de la plateforme iTunes de Apple. De même, les hôteliers ont été bousculés par l’arrivée de Booking.com, qui enregistre les réservations directement à leur place. Demain, des domaines comme celui de la formation pourraient très bien être les prochains concernés. Le développement des MOOC, ces cours accessibles en ligne, pourrait constituer le fonds de commerce de nouveaux intermédiaires de l’éducation qui panacheront les cours de différentes universités pour proposer des cursus complets, adaptés aux besoins du marché du travail et aux profils des étudiants, avec certificat d’assimilation à la clef.

Posté par jbouchard à 11:04 - Permalien [#]
07 novembre 2017

Les chiens et l'hôtel

L'éducation canine de Rottweiler veut commencer tôt, car les chiots de Rottweiler montreront leurs capacités naturelles dès leur plus jeune âge. ce sont les capacités que nous devons gérer, remplir et parfois augmenter. Donc, même si vous décidez sur votre chiot, vous serez capable de voir les variations de la plupart des frères et sœurs, même à cet âge, ces variations sont liées aux instincts individuels du chien, ce qui pourrait le rendre unique parmi ses frères et sœurs. chaque chien a les mêmes souhaits de chien, mais ils viennent catégorisés en fonction de la race. Même si vous obtenez un Rottweiler vous devez compter sur une forme positive d'individu et de tempérament et être organisé pour commencer l'éducation de chien Rottweiler dès que vous prenez votre chien domestique. Le Rottweiler est principalement apprécié pour ses talents de jogging et comme animaux de compagnie. Leur tempérament et leur intelligence en font un parfait désir "emplois" qui comprend - œuvres d'art, schutzhund, police d'art, comme des chiens de traitement, suivi, charrette, obéissance, l'élevage, le travail militaire et tous les styles de responsabilités de protection. Un Rottweiler bien élevé est puissant et athlétique. Ils possèdent une combinaison d'énergie, de force, d'agilité et d'endurance. Un Rottweiler sain, sain et alerte est un spectacle brillant à voir. La formation canine Rottweiler devrait être normale. récompenser l'école basée principalement est l'une des techniques les plus satisfaisantes et les plus puissantes pour enseigner votre chien domestique de Rottweiler. renforcement remarquable, collectivement avec un petit morceau d'un festin savoureux ou des centaines d'éloges, devrait être donné tout de suite tandis que le chien obéit à la commande. Encore plus d'information sur les plus beaux hôtels du monde en cliquant sur le site internet du spécialiste.

Posté par jbouchard à 14:22 - Permalien [#]
03 novembre 2017

Le fléau du harcèlement sexuel

Du show-business à la politique en passant par la mode, le sport ou la restauration, les accusations de harcèlement ou d’agressions sexuelles n’ont jamais été aussi nombreuses, précipitant le départ d’un nombre croissant d’agresseurs présumés. Voici le résumé des principaux secteurs touchés. Dans ce secteur où Harvey Weinstein était tout-puissant, les témoignages ont explosé depuis les premières révélations début octobre. Une cinquantaine de femmes – des actrices connues mais aussi beaucoup d’inconnues – ont décrit le producteur multi-oscarisé, débarqué le 8 octobre, comme un prédateur sexuel maladif, et la liste continue à s’allonger: une actrice norvégienne l’a accusé mercredi de l’avoir violée dans un hôtel de Londres en 2008. D’autres réalisateurs ou producteurs ont depuis été publiquement accusés, comme Roy Price, le patron des studios d’Amazon, qui a démissionné, ou le réalisateur James Toback. La star de la pop islandaise Björk a raconté avoir été harcelée par un « réalisateur danois », sans le nommer. Le bassiste du rockeur gothique Marilyn Manson a été renvoyé mardi soir après avoir été accusé par son ex-petite amie, Jessicka Addams, également une rockeuse, de l’avoir violée dans les années 1990. Elle a dénoncé l’industrie de la musique, affirmant que son label l’avait poussée à ne rien dire de peur que la « machine derrière Manson » ne la détruise, elle et son groupe. En 2016, bien avant l’affaire Weinstein, le président de la chaîne Fox News, Roger Ailes, avait démissionné après de multiples accusations de harcèlement sexuel, suivi par son présentateur vedette Bill O’Reilly en avril 2017. Le New York Times a révélé récemment que Bill O’Reilly avait payé 32 millions de dollars à une employée qui voulait l’attaquer en justice. Depuis l’affaire Weinstein, Leon Wieseltier, philosophe et ex-éditeur du magazine The New Republic, a lui aussi été accusé. Il s’est excusé publiquement mardi, et un projet de magazine qu’il devait lancer a été abandonné. L’éditeur de l’influent magazine d’art Artforum, Knight Landesman, a lui démissionné mercredi, après que neuf femmes eurent porté plainte contre lui au civil pour harcèlement sexuel, selon le New York Times. La mannequin américaine Cameron Russell a appelé la semaine dernière ses collègues à raconter les abus dont elles avaient été victimes sur son compte Instagram, suscitant une avalanche de réponses. Qualifié dimanche de « Weinstein de la mode » par le journal britannique The Sunday Times, le photographe de mode américain Terry Richardson, connu dans le monde entier pour ses photos provocantes, et soupçonné depuis longtemps d’exploiter sexuellement ses mannequins, s’est vu rapidement banni par de grands noms du secteur: d’abord le groupe Condé Nast, propriétaire des magazines Vogue ou Vanity Fair, puis Valentino, Bulgari et Diesel. « Toutes les personnes ayant travaillé avec Terry Richardson » devraient « rendre des comptes », pour comprendre « les raisons pour lesquelles elles ont décidé d’ignorer ses horribles agissements », a réagi le designer new-yorkais Prabal Gurung. Peu de cas connus de harcèlement dans ce monde très masculin, mais le puissant fonds d’investissement Fidelity, l’un des rares à être dirigé par une femme, a reconnu mardi avoir limogé récemment deux importants responsables de gestions d’actifs accusés de harcèlement. Le monde politique, aux Etats-Unis comme en Europe, est connu comme propice aux abus, en témoignent les scandales autour de l’ex-président Bill Clinton. Depuis lundi, une lettre dénonçant la misogynie circule dans l’Etat de l’Illinois. Sans nommer personne, elle pointe plusieurs cas de harcèlement sexuel par des hommes politiques sur leurs employées. En octobre 2016, une vidéo datant de 2005 dans laquelle Donald Trump se targuait de pouvoir harceler et « faire ce qu’il voulait » avec les femmes, avait fait scandale.

Posté par jbouchard à 16:21 - Permalien [#]
04 septembre 2017

Mortalité infantile : des progrès, mais...

En matière de réduction de la mortalité infantile dans le monde, des progrès notables ont été faits, mais il reste encore beaucoup d’enfants qui décèdent de maladies évitables et qui pourraient être sauvés. L’Asie du Sud, notamment, continue de présenter à la fois un taux de mortalité élevé des moins de cinq ans, avec 50 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2015, et un nombre élevé du total des décès : 1,8 million. Le premier jour, la première semaine et le premier mois de la vie sont les plus cruciaux pour la survie des enfants. Parmi les près de 6 millions d’enfants qui mourront avant leur cinquième anniversaire en 2015, environ 1 million décédera dès la naissance, 2 millions mourront la première semaine, et près de 2,8 millions mourront au cours des 28 premiers jours de leur vie (la période néonatale). Entre 1990 et 2015, le taux mondial de mortalité néonatale est passé de 33 décès à 19 décès pour 1 000 naissances vivantes. Comme la diminution de la mortalité néonatale a été plus lente que celle de la mortalité des enfants entre 1 et 59 mois, les décès néonatals représentent maintenant une plus grande part de la totalité des décès des moins de cinq ans. Chaque région du monde connaît une augmentation de la proportion des décès des moins de cinq ans se produisant au cours de la période néonatale. Près de trois décès néonatals sur quatre sont dus à des complications suite à une naissance prématurée (35 %), à des complications durant le travail et l’accouchement (24 %), et à la septicémie (15 %). En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, de nombreux décès sont aussi dus à des maladies infectieuses évitables. De nombreux décès néonatals auraient pu être évités par des interventions simples, peu coûteuses et à fort impact relatives aux besoins des femmes et des nouveau-nés grâce à un suivi médical continu, en insistant sur les soins au moment de la naissance. Cependant, les analyses montrent que de nombreux nouveau-nés et leurs mères ne bénéficient pas de ces interventions clés.

Posté par jbouchard à 17:00 - Permalien [#]