Le Cassandre

04 septembre 2017

Mortalité infantile : des progrès, mais...

En matière de réduction de la mortalité infantile dans le monde, des progrès notables ont été faits, mais il reste encore beaucoup d’enfants qui décèdent de maladies évitables et qui pourraient être sauvés. L’Asie du Sud, notamment, continue de présenter à la fois un taux de mortalité élevé des moins de cinq ans, avec 50 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2015, et un nombre élevé du total des décès : 1,8 million. Le premier jour, la première semaine et le premier mois de la vie sont les plus cruciaux pour la survie des enfants. Parmi les près de 6 millions d’enfants qui mourront avant leur cinquième anniversaire en 2015, environ 1 million décédera dès la naissance, 2 millions mourront la première semaine, et près de 2,8 millions mourront au cours des 28 premiers jours de leur vie (la période néonatale). Entre 1990 et 2015, le taux mondial de mortalité néonatale est passé de 33 décès à 19 décès pour 1 000 naissances vivantes. Comme la diminution de la mortalité néonatale a été plus lente que celle de la mortalité des enfants entre 1 et 59 mois, les décès néonatals représentent maintenant une plus grande part de la totalité des décès des moins de cinq ans. Chaque région du monde connaît une augmentation de la proportion des décès des moins de cinq ans se produisant au cours de la période néonatale. Près de trois décès néonatals sur quatre sont dus à des complications suite à une naissance prématurée (35 %), à des complications durant le travail et l’accouchement (24 %), et à la septicémie (15 %). En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, de nombreux décès sont aussi dus à des maladies infectieuses évitables. De nombreux décès néonatals auraient pu être évités par des interventions simples, peu coûteuses et à fort impact relatives aux besoins des femmes et des nouveau-nés grâce à un suivi médical continu, en insistant sur les soins au moment de la naissance. Cependant, les analyses montrent que de nombreux nouveau-nés et leurs mères ne bénéficient pas de ces interventions clés.

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15 août 2017

La forme et le fond (du verre)

Dernièrement, je me suis offert un cours d'oenologie à Rennes lors duquel j'ai pu m'apercevoir (une fois de plus) du rôle primordial que peut avoir le verre dans une dégustation. Evidemment, pas dans tous les cas. Par exemple, si vous buvez un simple vin de table et ne prêtez pas attention aux saveurs, le verre que vous utiliserez pour cela ne va pas changer grand-chose.Vous pouvez parfaitement opter pour un gobelet jetable, dans ce cas précis. Ainsi, mon épouse et moi avons employé pas mal de verres tout bêtes pour boire lorsque nous étions en camping. Pour autant, les vins de qualité se mettent tout de même en valeur avec des verres dédiés. Si vous n'avez jamais fait le test, je vous conseille de goûter le même vin dans plusieurs verres très différents. Vous pouvez me croire, vous savourerez autant de vins différents ! L'oenologue nous a d'ailleurs rapporté une histoire hilarante à ce propos. Il a failli se mettre tous les convives à dos durant une soirée oenologique qu'il avait animée : tous les goûteurs pensaient qu'il leur proposait des vins de différentes qualités alors qu'il avait seulement servi le même vin... dans des verres de formes différentes ! Et certains étaient de vrais connaisseurs ! En bref, pour savourer un bon millésime quand vous avez invité votre patron à dîner, mieux vaut choisir des verres à pied. Ce n’est pas seulement une question de convention : un bon vin s'apprécie davantage dans un bon verre. Vous pouvez voir les verres comme une chaîne hifi. Une vieille radio vous permet d’entendre la musique, comme n’importe quel verre peut contenir un vin. Mais vous n'apprécierez vraiment la musique que si vous avez de bons haut-parleurs pour la retransmettre ! Ca vaut aussi pour le vin : ce n'est que dans des verres adaptés que vous pouvez distinguer toute la complexité d'un vin. En somme, optez pour les verres à pied ! Et si les cours d'oenologie vous intriguent, je vous mets en lien le site où j'ai déniché celui que j'ai suivi: j'y ai beaucoup apprécié l'ambiance. Retrouvez toutes les infos sur ce cours d'oenologie en suivant le lien.

 

vin paris

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06 juillet 2017

Deux trous noirs vers l’avenir

Cette découverte majeure, qui a demandé près de 15 ans de travail, permet de mieux comprendre l'évolution de l'univers, mais aussi d'imaginer le futur de notre galaxie. Regarder le passé pour mieux comprendre le futur de notre galaxie, voire de notre espèce, si nous sommes encore vivants d'ici là. Des astronomes ont réussi à observer, pour la première fois, deux trous noirs supermassifs orbitant l'un autour de l'autre, révèle leur étude publiée dans The Astrophysical Journal, disponible sur arXiv.org. "Pendant très longtemps, nous avons scruté l'espace, à la recherche d'une paire de trous noirs supermassifs en orbite, conséquence de la fusion de deux galaxies, raconte Greg Taylor, l'un des astronomes à l'origine de la découverte, sur le site de l'Université de New Mexico (UNM), Mais si nous avions théoriquement prévu cet événement [considéré comme une étape naturelle dans l'évolution des galaxies], personne ne l'avait encore jamais observé". Peut-être parce que les trous noirs qui se rencontrent fusionnent très rapidement ou alors parce qu'un des deux trous noirs se fait expulser, avancent les chercheurs dans leur étude. Mais aussi parce que les trous noirs sont tellement massifs qu'ils absorbent même la lumière, et sont donc (presque) invisibles. Pour les "voir", il faut observer leur entourage et détecter l'influence qu'ils exercent sur la matière les environnant. Pour y parvenir, les astronomes ont pointé le Very Long Baseline Array (VLBA), un réseau de 10 radiotélescopes, vers la galaxie 0402+379, à environ 750 millions d'années-lumière de la Terre. Ils ont alors enregistré différentes fréquences radio émises par deux trous noirs, baptisés C1 et C2. "Le professeur Greg Taylor m'a d'abord transmis les premières données du VLBA [...], que nous avons combinées avec des données du VLBA datant de 2003, explique Karishma Bansal, chercheur à l'UNM et principal auteur de l'étude. C'est ce qui nous a permis de déterminer que les deux trous noirs orbitaient l'un autour de l'autre. Et c'est vraiment génial". Mais contrairement à ce que le dessin d'illustration ci-dessus laisse croire, les astronomes n'ont pas pu voir deux magnifiques trous noirs au centre de leur galaxie, mais plutôt ça : Ce qui est déjà exceptionnel. D'autant que ces observations leur ont aussi permis de déterminer la masse des deux monstres galactiques, qui est environ 15 milliards de fois plus élevée que celle de notre Soleil. Les deux entités sont séparées par 7,3 parsec, soit 23,8 années-lumières. Elles font le tour l'une de l'autre en environ 24 000 ans, ajoute Karishma Bansal. Ce qui veut dire que malgré des observations ultra-précises étalées sur plus de 15 ans, les astronomes n'ont pas été capables de détecter la moindre trace de courbure dans les trajectoires respectives des trous noirs. "Imaginez un escargot se déplaçant à 1 cm par seconde sur une planète orbitant autour de Proxima du Centaure -une étoile située à 4243 années-lumière de la Terre-, et bien c'est ce genre de moment angulaire [trajectoire] qu'on tente de calculer, illustre Roger W. Romani, un chercheur de l'Université de Stanford. Évidemment, l'équipe d'astronomes va continuer à observer les deux trous noirs pour affiner ses résultats. Loin d'être anecdotique, cette nouvelle étude va permettre de grandement améliorer notre compréhension des trous noirs, qui restent encore très énigmatiques, même après la découverte des ondes gravitationnelles. L'observation de ces deux trous noirs en orbite devrait notamment nous permettre de mieux comprendre d'où viennent les galaxies -et notamment la nôtre, la Voie Lactée-, où elles se dirigent et le rôle des trous noirs dans ce processus. Ce qui est particulièrement intéressant quand on sait que la galaxie d'Andromède qui possède, comme la Voie Lactée un trou noir supermassif en son centre, nous fonce dessus à 430 000 km/h. Ce que les chercheurs de l'UNM observent actuellement dans la galaxie 0402+379 pourrait bien être ce qui nous attend, quand Andromède nous percutera, d'ici quatre milliards d'années environ.

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07 juin 2017

La semaine du développement durable

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, a donné lundi le coup d'envoi de la "semaine du développement durable" en France, en appelant à conjuguer davantage les enjeux écologiques et de solidarité. "L'environnement, l'écologie ont parfois été caricaturés, malmenés, mais ces enjeux conditionnent tous les autres, de sorte que ce siècle sera solidaire ou ne sera pas", a déclaré Nicolas Hulot, lors de son premier discours au ministère depuis son investiture. "Que met-on derrière l'expression développement durable?", s'est interrogé le ministre, qui ambitionne de réconcilier le pouvoir politique avec les enjeux de long terme de la préservation des ressources et de l'environnement. "Nous devons changer de société pour aller vers une société qui préserve, qui protège et qui partage, c'est cela le développement durable", a-t-il dit. Il a expliqué qu'à la devise "liberté, égalité, fraternité", il aimerait ajouter: "solidarité, diversité, sobriété, humilité et dignité". La semaine du développement durable (30 mai-5 juin), dont c'est la 15e édition, met cette année l'accent sur les Objectifs de développement durable définis en 2015 par les Nations unies. Parmi ces 17 objectifs, figurent la réduction de la pauvreté et de la faim, la bonne santé et le bien-être, l'éducation, l'égalité entre les sexes, l'accès à l'eau et à l'énergie propres, à un travail décent, à l'innovation, la lutte contre le changement climatique. Ces objectifs sont une feuille de route pour que le développement "réponde aux besoins de tous", a indiqué Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, lors d'un point de presse. Ils valent pour tous les pays et ont été fixés pour 2030. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a recensé 1.600 projets en France poursuivant un ou plusieurs de ces objectifs, et les met en avant pendant toute cette semaine. "Tous les types d'acteurs sont mobilisés, administrations, entreprises, société civile... c'est une nouvelle manière d'agir", a-t-elle souligné, en mettant en avant "la logique de partenariat".

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30 mai 2017

Mexicano!

C'est étrange comme on change, avec les années. J'ai longtemps cru que les voyages de groupe étaient un sacrilège, et que je ne tomberai jamais là-dedans. Mais ces derniers temps, j'en viens à préférer voyager en groupe. Tout récemment, j'ai ainsi découvert le Mexique. Voyager en solo ou en groupe, ce sont deux choses qui n'ont rien à voir, et chacune d'entre elles a ses atouts et désavantages. Dans le voyage en solo, c'est surtout la liberté qui est attrayante. On est libre de décider de tout, et notamment de fixer un programme de visites sans qu'il faille prendre en considérations les vélléités des autres. Néanmoins, il y a également des moments de flottement. Quand on est seul dans une contrée inconnue, cerné par des gens qui parlent une langue incompréhensible, on se sent parfois un peu paumé. Mais cela permet d'apprendre à se débrouiller, et l'on en ressort plus confiant. Le voyage de groupe n'a strictement rien à voir. C'est nettement plus paisible, vu que c'est un guide qui s'occupent du parcours et de tout le reste : on n'a donc qu'à se laisser conduire. Mais je crois que le plus important, c'est l'ambiance qu'on y trouve et le sentiment d'appartenir à un groupe. C'est une expérience un peu délicate à expliquer à une personne qui ne jure que par le voyage en solo. Le fait de voyager plusieurs jours avec des personnes vous immerge dans une ambiance : c'est carrément une leçon de vie. Certes, on croise des individus qu'on n'apprécie pas, et le fait de devoir les supporter vous donne envie de les jeter par la fenêtre du bus (je me souviendrai toujours de ce couple qui n'arrêtait pas de s'engueuler). Mais on fait aussi de très belles rencontres. Les amitiés qui se nouent pendant le voyage persistent rarement au retour sur le chemin du retour, mais c'est tout à fait normal. Ce qui est important, finalement, c'est cet équilibre fragile qui domine pendant le voyage, et qui contribue pour une bonne part à rendre le voyage inoubliable. Je vous mets en lien l'agence par laquelle je suis passé pour mon voyage de groupe à Mexique, si la destination vous intéresse.Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce voyage au Mexique.

mexico

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02 mai 2017

Le vin blanc provoque la coupe rose

Boire régulièrement du vin blanc double presque le risque de contracter la rosacée chez les femmes, avertissent des chercheurs. Un groupe de chercheurs américains et chinois a établi que les femmes qui boivent du vin blanc ou des liqueurs souffrent plus souvent de problèmes de peau du visage, selon une étude publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology. Chez cette catégorie de femmes, la rosacée est plus souvent diagnostiquée (il s'agit d'une affection chronique de la peau qui se manifeste par des rougeurs sur les joues, le nez, puis le front et le menton). Des dermatologues ont analysé l'état de santé d'environ 83 000 femmes de même que la quantité d'alcool qu'elles ont consommé entre 1991 et 2005. 5 000 d'entre elles souffraient de rosacée, ont-ils établi. Selon les chercheurs, la consommation de plus de cinq verres de vin blanc par semaine augmente le risque de contracter la rosacée de 49 %, celle de trois verres par semaine, de 14 %. Ce lien s'expliquerait par le fait que la consommation de vin blanc affaiblit le système immunitaire et provoque l'angiectasie, ce qui entraîne des rougissements. À la différence du vin rouge, le vin blanc, en outre, ne contient pas de substances à effet anti-inflammatoire, selon les scientifiques.

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29 mars 2017

Supprimer le libre arbitrehttp://www.agence-seminaire-barcelone.fr

La semaine dernière, à l'occasion d'un séminaire à Barcelone m'a permis d'écouter la conférence d'un intervenant américain qui évoquait le rapport antagoniste que peut entretenir la France avec le libre marché. La critique la plus virulente qui estfaite à l'encontre du libre marché réside fondamentalement dans la question du marché en tant que processus organisationnel. La manière dont s’élabore le succès dans le cadre du libre marché n’est en effet généralement pas fondée sur le mérite intellectuel ou artistique. Ce n'est pas celui qui détient un don pour l‘art qui s'enrichit. Qu’il s’agisse d'une nouvelle technologie ou de voyages low cost.. Et même si vous êtes presque ignare, vous pourrez devenir richissime grâce au libre marché. Il suf?t d’avoir la bonne idée au bon moment et pouvoir persuader le marché. Et cette idée (que le succès dans les ?nances est régi par la popularité occasionne chez certains de l'animosité. On le décèle dans leur attitude souvent condescendante par rapport aux personnes qui se sont enrichies grâce au libre marché. Connaître le succès en répondant aux besoins du « marché » est interprété comme être asservi au plus répugnant des instincts humains : la cupidité. Tandis que posséder un projet artistique est jugé comme un tribut au plus respectable des sentiments humains : l’esprit humain. Le fait qu’un fabricant puisse gagner beaucoup plus sur le marché du travail qu’un philosophe est estimé comme une offense faite à un ordre idéal. En France, presque toute la fine fleur des intellectuels déprécie « le capitalisme ». En élevant la «popularité » au rang de moteur de succès, le libre marché privilégierait ainsi la « Disney?cation » de notre société, où la culture s'enfoncerait dans un grand marécage purulent de mauvais goût, devenu une norme. L’idée sous-tendue par cette vision du monde peut être résumée ainsi : l'infini mépris du libre choix de chaque citoyen. Le mépris de l'individu qui choisit de partir en vacances vers une destination populaire ou se rend au Mc Do. Le mépris du libre choix de chaque citoyen, de crainte que ce choix collectif puisse saper la soi-disante vraie culture. Au terme de ce meeting à Barcelone, plus j'y pense, et plus je suis persuadé que c'est cet état d'esprit qui contribue au déclin de la France.Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire à Barcelone en suivant le lien.

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20 mars 2017

Le Front national et la police

Ce doit être dans les gènes de tous les mouvements nationalistes d'aimer la police. Après tout, elle incarne l'autorité, l'ordre, la force, la puissance, autant de valeurs qui font froufrouter leur cœur de petite frappe endurcie, jamais plus à son avantage quand il s'agit de dénoncer le laissez-aller ambiant, la perte des valeurs, le déclin supposé d'un pays gangrené par des hordes d'étrangers colonisant toutes les couches de la société. Vieux et éternel fantasme d'une France blanche, chrétienne, propre sur elle, fille aînée de l'église, belle-fille du Maréchal, cousine usurpée de Jeanne d'Arc, travail, famille, patrie, on est chez nous, la France aux Français, aux vrais Français s'entend, pas aux demi-portions rapportées qui avec leur sang mêlé, leurs origines lointaines et douteuses, souillent de leur seule présence le drapeau tricolore. On connaît la chanson. Ceci ne prêterait pas plus à conséquence si bien souvent la police ne trouvait pas aussi à son goût ces partis du repli sur soi: la dernière étude du Cevipof situe au-dessus de 50% le vote Front national parmi les fonctionnaires de police. Oui il est permis d'avoir peur. Oui il est légitime de se demander si avec un tel niveau d'adhésion, la police nationale effectue sa mission de maintien de la paix et de protection de la République dans une neutralité d'opinion irréprochable à même de traiter avec la même bienveillance le petit Loïc que le dénommé Karim. Ou Théo... Je ne prétends pas que tous les policiers sont des racistes enragés prompts à jouer de la matraque sitôt aperçu le premier visage un tantinet foncé, je dis simplement que lorsqu'un corps constitué adhère avec un tel niveau d'enthousiasme à une formation politique dont l'unique argument est de stigmatiser à tout-va l'étranger, vous êtes en droit de vous poser des questions. Et de demander des comptes. Et de s'émouvoir quand, on ne sait par quel tour de passe-passe, on ose qualifier d'accident l'intrusion d'un bâton de police dans le fondement d'un jeune homme. J'entends bien qu'il est tout sauf facile d'être policier, qu'ici et là il doit faire face à une aversion à même de dégénérer à tout instant en violence, qu'il risque parfois sa vie pour assurer notre protection, mais ceci, aussi vrai soit-il, ne l'autorise en rien à préjuger de la dangerosité d'autrui au seul motif de sa couleur de peau ou de la consonance de son nom. En rien. On attend du policier la même chose qu'on exige du professeur : une éthique irréprochable, une stricte application du règlement et une impartialité absolue. Et ce, en toutes circonstances. En toutes circonstances. Ce qui, de toute évidence, est loin d'être le cas. Je n'ai jamais eu à traiter avec la police, j'ai toujours été un brave garçon, je n'ai jamais rien volé, rien cassé, je ne me suis jamais bagarré, je ne me suis jamais retrouvé dans des situations compromettantes, je ne sais rien de la banlieue et de ses malaises, je n'ai jamais eu à exhiber ma carte d’identité ou à épeler mon nom –c'est heureux!– mais si, n'ayant rien à me reprocher, j'avais eu à le faire et ce, sans motif apparent, je crois bien que j'aurais nourri vis-à-vis d'elle une rancœur, une méfiance et un ressentiment à nul autre pareil. Et d'imaginer un seul instant ce que cette police-là pourrait s'autoriser si d'aventure Marine Le Pen succédait à François Hollande, voilà de quoi sentir passer le souffle de cet arbitraire odieux qui s'abat sur celui dont le seul tort est d'être différent.

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07 février 2017

A faire, l'hélico

La semaine dernière, ma moitié et moi avons effectué un vol en hélicoptère à Marseille. C'était une première pour tous les deux, et je dois dire que c'était tout simplement magique. Mine de rien, je commence à les accumuler, les expériences originales de ce genre. C'est curieux, la vie. Durant des années, je me suis contenté d'une vie bien disciplinée où rien ne dépassait. Il a fallu un drame pour me faire un électrochoc. J'ai soudain réalisé que le confort ne comblait pas tout. Ca peut sembler évident, mais c'est une vérité qu'on a souvent tendance à désapprendre, selon moi : lorsque viendra la Faucheuse, et qu'on se retournera pour observer le chemin parcouru, je pense que l'on s'apercevra combien notre vie était stérile, si l'on n'y prête pas chaque jour attention. Les souvenirs sont en définitive beaucoup plus importants que le confort. Car ce qui reste en mémoire, ce ne sont pas toutes ces soirées télé passées sur le canapé : ce sont tous ces instants spécifiques, tous ces événements uniques qui marquent à jamais. Cette soirée romantique où vous avez demandé la main de votre femme. Ce jour où, portant une charlotte ridicule, vous avez tenu pour la première fois votre bébé dans vos bras. L'enterrement de votre père. Ce jour où vous avez eu un accident de la route. Cette nouvelle nuit à la maternité. Cet après-midi ensoleillé où vous avez découvert le monde depuis les airs. Ce sont tous ces moments qui importent vraiment. Le confort matériel n'a que la valeur qu'on lui prête. Mais dans le fond, il n'en a aucune. D'après moi, nous abandonnerons notre Renault ou notre service en cristal derrière nous en quittant notre enveloppe corporelle. Les souvenirs sont tout ce qu'on gardera de notre passage sur Terre. Et au cas où vous vous poseriez la question : les programmes de téléréalité ne constituent pas un souvenir valable... Je vous mets en lien le prestataire qui nous a concocté ce vol en hélicoptère, si vous voulez approfondir la question. Si vous n'avez jamais fait, je vous recommande chaudement l'aventure : le monde est toujours extraordinaire vu de là-haut.

vol helicoptere 14

 

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31 janvier 2017

... sans mots

wow

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