Le Cassandre

06 juillet 2017

Deux trous noirs vers l’avenir

Cette découverte majeure, qui a demandé près de 15 ans de travail, permet de mieux comprendre l'évolution de l'univers, mais aussi d'imaginer le futur de notre galaxie. Regarder le passé pour mieux comprendre le futur de notre galaxie, voire de notre espèce, si nous sommes encore vivants d'ici là. Des astronomes ont réussi à observer, pour la première fois, deux trous noirs supermassifs orbitant l'un autour de l'autre, révèle leur étude publiée dans The Astrophysical Journal, disponible sur arXiv.org. "Pendant très longtemps, nous avons scruté l'espace, à la recherche d'une paire de trous noirs supermassifs en orbite, conséquence de la fusion de deux galaxies, raconte Greg Taylor, l'un des astronomes à l'origine de la découverte, sur le site de l'Université de New Mexico (UNM), Mais si nous avions théoriquement prévu cet événement [considéré comme une étape naturelle dans l'évolution des galaxies], personne ne l'avait encore jamais observé". Peut-être parce que les trous noirs qui se rencontrent fusionnent très rapidement ou alors parce qu'un des deux trous noirs se fait expulser, avancent les chercheurs dans leur étude. Mais aussi parce que les trous noirs sont tellement massifs qu'ils absorbent même la lumière, et sont donc (presque) invisibles. Pour les "voir", il faut observer leur entourage et détecter l'influence qu'ils exercent sur la matière les environnant. Pour y parvenir, les astronomes ont pointé le Very Long Baseline Array (VLBA), un réseau de 10 radiotélescopes, vers la galaxie 0402+379, à environ 750 millions d'années-lumière de la Terre. Ils ont alors enregistré différentes fréquences radio émises par deux trous noirs, baptisés C1 et C2. "Le professeur Greg Taylor m'a d'abord transmis les premières données du VLBA [...], que nous avons combinées avec des données du VLBA datant de 2003, explique Karishma Bansal, chercheur à l'UNM et principal auteur de l'étude. C'est ce qui nous a permis de déterminer que les deux trous noirs orbitaient l'un autour de l'autre. Et c'est vraiment génial". Mais contrairement à ce que le dessin d'illustration ci-dessus laisse croire, les astronomes n'ont pas pu voir deux magnifiques trous noirs au centre de leur galaxie, mais plutôt ça : Ce qui est déjà exceptionnel. D'autant que ces observations leur ont aussi permis de déterminer la masse des deux monstres galactiques, qui est environ 15 milliards de fois plus élevée que celle de notre Soleil. Les deux entités sont séparées par 7,3 parsec, soit 23,8 années-lumières. Elles font le tour l'une de l'autre en environ 24 000 ans, ajoute Karishma Bansal. Ce qui veut dire que malgré des observations ultra-précises étalées sur plus de 15 ans, les astronomes n'ont pas été capables de détecter la moindre trace de courbure dans les trajectoires respectives des trous noirs. "Imaginez un escargot se déplaçant à 1 cm par seconde sur une planète orbitant autour de Proxima du Centaure -une étoile située à 4243 années-lumière de la Terre-, et bien c'est ce genre de moment angulaire [trajectoire] qu'on tente de calculer, illustre Roger W. Romani, un chercheur de l'Université de Stanford. Évidemment, l'équipe d'astronomes va continuer à observer les deux trous noirs pour affiner ses résultats. Loin d'être anecdotique, cette nouvelle étude va permettre de grandement améliorer notre compréhension des trous noirs, qui restent encore très énigmatiques, même après la découverte des ondes gravitationnelles. L'observation de ces deux trous noirs en orbite devrait notamment nous permettre de mieux comprendre d'où viennent les galaxies -et notamment la nôtre, la Voie Lactée-, où elles se dirigent et le rôle des trous noirs dans ce processus. Ce qui est particulièrement intéressant quand on sait que la galaxie d'Andromède qui possède, comme la Voie Lactée un trou noir supermassif en son centre, nous fonce dessus à 430 000 km/h. Ce que les chercheurs de l'UNM observent actuellement dans la galaxie 0402+379 pourrait bien être ce qui nous attend, quand Andromède nous percutera, d'ici quatre milliards d'années environ.

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07 juin 2017

La semaine du développement durable

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, a donné lundi le coup d'envoi de la "semaine du développement durable" en France, en appelant à conjuguer davantage les enjeux écologiques et de solidarité. "L'environnement, l'écologie ont parfois été caricaturés, malmenés, mais ces enjeux conditionnent tous les autres, de sorte que ce siècle sera solidaire ou ne sera pas", a déclaré Nicolas Hulot, lors de son premier discours au ministère depuis son investiture. "Que met-on derrière l'expression développement durable?", s'est interrogé le ministre, qui ambitionne de réconcilier le pouvoir politique avec les enjeux de long terme de la préservation des ressources et de l'environnement. "Nous devons changer de société pour aller vers une société qui préserve, qui protège et qui partage, c'est cela le développement durable", a-t-il dit. Il a expliqué qu'à la devise "liberté, égalité, fraternité", il aimerait ajouter: "solidarité, diversité, sobriété, humilité et dignité". La semaine du développement durable (30 mai-5 juin), dont c'est la 15e édition, met cette année l'accent sur les Objectifs de développement durable définis en 2015 par les Nations unies. Parmi ces 17 objectifs, figurent la réduction de la pauvreté et de la faim, la bonne santé et le bien-être, l'éducation, l'égalité entre les sexes, l'accès à l'eau et à l'énergie propres, à un travail décent, à l'innovation, la lutte contre le changement climatique. Ces objectifs sont une feuille de route pour que le développement "réponde aux besoins de tous", a indiqué Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, lors d'un point de presse. Ils valent pour tous les pays et ont été fixés pour 2030. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a recensé 1.600 projets en France poursuivant un ou plusieurs de ces objectifs, et les met en avant pendant toute cette semaine. "Tous les types d'acteurs sont mobilisés, administrations, entreprises, société civile... c'est une nouvelle manière d'agir", a-t-elle souligné, en mettant en avant "la logique de partenariat".

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30 mai 2017

Mexicano!

C'est étrange comme on change, avec les années. J'ai longtemps cru que les voyages de groupe étaient un sacrilège, et que je ne tomberai jamais là-dedans. Mais ces derniers temps, j'en viens à préférer voyager en groupe. Tout récemment, j'ai ainsi découvert le Mexique. Voyager en solo ou en groupe, ce sont deux choses qui n'ont rien à voir, et chacune d'entre elles a ses atouts et désavantages. Dans le voyage en solo, c'est surtout la liberté qui est attrayante. On est libre de décider de tout, et notamment de fixer un programme de visites sans qu'il faille prendre en considérations les vélléités des autres. Néanmoins, il y a également des moments de flottement. Quand on est seul dans une contrée inconnue, cerné par des gens qui parlent une langue incompréhensible, on se sent parfois un peu paumé. Mais cela permet d'apprendre à se débrouiller, et l'on en ressort plus confiant. Le voyage de groupe n'a strictement rien à voir. C'est nettement plus paisible, vu que c'est un guide qui s'occupent du parcours et de tout le reste : on n'a donc qu'à se laisser conduire. Mais je crois que le plus important, c'est l'ambiance qu'on y trouve et le sentiment d'appartenir à un groupe. C'est une expérience un peu délicate à expliquer à une personne qui ne jure que par le voyage en solo. Le fait de voyager plusieurs jours avec des personnes vous immerge dans une ambiance : c'est carrément une leçon de vie. Certes, on croise des individus qu'on n'apprécie pas, et le fait de devoir les supporter vous donne envie de les jeter par la fenêtre du bus (je me souviendrai toujours de ce couple qui n'arrêtait pas de s'engueuler). Mais on fait aussi de très belles rencontres. Les amitiés qui se nouent pendant le voyage persistent rarement au retour sur le chemin du retour, mais c'est tout à fait normal. Ce qui est important, finalement, c'est cet équilibre fragile qui domine pendant le voyage, et qui contribue pour une bonne part à rendre le voyage inoubliable. Je vous mets en lien l'agence par laquelle je suis passé pour mon voyage de groupe à Mexique, si la destination vous intéresse.Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce voyage au Mexique.

mexico

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02 mai 2017

Le vin blanc provoque la coupe rose

Boire régulièrement du vin blanc double presque le risque de contracter la rosacée chez les femmes, avertissent des chercheurs. Un groupe de chercheurs américains et chinois a établi que les femmes qui boivent du vin blanc ou des liqueurs souffrent plus souvent de problèmes de peau du visage, selon une étude publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology. Chez cette catégorie de femmes, la rosacée est plus souvent diagnostiquée (il s'agit d'une affection chronique de la peau qui se manifeste par des rougeurs sur les joues, le nez, puis le front et le menton). Des dermatologues ont analysé l'état de santé d'environ 83 000 femmes de même que la quantité d'alcool qu'elles ont consommé entre 1991 et 2005. 5 000 d'entre elles souffraient de rosacée, ont-ils établi. Selon les chercheurs, la consommation de plus de cinq verres de vin blanc par semaine augmente le risque de contracter la rosacée de 49 %, celle de trois verres par semaine, de 14 %. Ce lien s'expliquerait par le fait que la consommation de vin blanc affaiblit le système immunitaire et provoque l'angiectasie, ce qui entraîne des rougissements. À la différence du vin rouge, le vin blanc, en outre, ne contient pas de substances à effet anti-inflammatoire, selon les scientifiques.

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29 mars 2017

Supprimer le libre arbitrehttp://www.agence-seminaire-barcelone.fr

La semaine dernière, à l'occasion d'un séminaire à Barcelone m'a permis d'écouter la conférence d'un intervenant américain qui évoquait le rapport antagoniste que peut entretenir la France avec le libre marché. La critique la plus virulente qui estfaite à l'encontre du libre marché réside fondamentalement dans la question du marché en tant que processus organisationnel. La manière dont s’élabore le succès dans le cadre du libre marché n’est en effet généralement pas fondée sur le mérite intellectuel ou artistique. Ce n'est pas celui qui détient un don pour l‘art qui s'enrichit. Qu’il s’agisse d'une nouvelle technologie ou de voyages low cost.. Et même si vous êtes presque ignare, vous pourrez devenir richissime grâce au libre marché. Il suf?t d’avoir la bonne idée au bon moment et pouvoir persuader le marché. Et cette idée (que le succès dans les ?nances est régi par la popularité occasionne chez certains de l'animosité. On le décèle dans leur attitude souvent condescendante par rapport aux personnes qui se sont enrichies grâce au libre marché. Connaître le succès en répondant aux besoins du « marché » est interprété comme être asservi au plus répugnant des instincts humains : la cupidité. Tandis que posséder un projet artistique est jugé comme un tribut au plus respectable des sentiments humains : l’esprit humain. Le fait qu’un fabricant puisse gagner beaucoup plus sur le marché du travail qu’un philosophe est estimé comme une offense faite à un ordre idéal. En France, presque toute la fine fleur des intellectuels déprécie « le capitalisme ». En élevant la «popularité » au rang de moteur de succès, le libre marché privilégierait ainsi la « Disney?cation » de notre société, où la culture s'enfoncerait dans un grand marécage purulent de mauvais goût, devenu une norme. L’idée sous-tendue par cette vision du monde peut être résumée ainsi : l'infini mépris du libre choix de chaque citoyen. Le mépris de l'individu qui choisit de partir en vacances vers une destination populaire ou se rend au Mc Do. Le mépris du libre choix de chaque citoyen, de crainte que ce choix collectif puisse saper la soi-disante vraie culture. Au terme de ce meeting à Barcelone, plus j'y pense, et plus je suis persuadé que c'est cet état d'esprit qui contribue au déclin de la France.Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire à Barcelone en suivant le lien.

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20 mars 2017

Le Front national et la police

Ce doit être dans les gènes de tous les mouvements nationalistes d'aimer la police. Après tout, elle incarne l'autorité, l'ordre, la force, la puissance, autant de valeurs qui font froufrouter leur cœur de petite frappe endurcie, jamais plus à son avantage quand il s'agit de dénoncer le laissez-aller ambiant, la perte des valeurs, le déclin supposé d'un pays gangrené par des hordes d'étrangers colonisant toutes les couches de la société. Vieux et éternel fantasme d'une France blanche, chrétienne, propre sur elle, fille aînée de l'église, belle-fille du Maréchal, cousine usurpée de Jeanne d'Arc, travail, famille, patrie, on est chez nous, la France aux Français, aux vrais Français s'entend, pas aux demi-portions rapportées qui avec leur sang mêlé, leurs origines lointaines et douteuses, souillent de leur seule présence le drapeau tricolore. On connaît la chanson. Ceci ne prêterait pas plus à conséquence si bien souvent la police ne trouvait pas aussi à son goût ces partis du repli sur soi: la dernière étude du Cevipof situe au-dessus de 50% le vote Front national parmi les fonctionnaires de police. Oui il est permis d'avoir peur. Oui il est légitime de se demander si avec un tel niveau d'adhésion, la police nationale effectue sa mission de maintien de la paix et de protection de la République dans une neutralité d'opinion irréprochable à même de traiter avec la même bienveillance le petit Loïc que le dénommé Karim. Ou Théo... Je ne prétends pas que tous les policiers sont des racistes enragés prompts à jouer de la matraque sitôt aperçu le premier visage un tantinet foncé, je dis simplement que lorsqu'un corps constitué adhère avec un tel niveau d'enthousiasme à une formation politique dont l'unique argument est de stigmatiser à tout-va l'étranger, vous êtes en droit de vous poser des questions. Et de demander des comptes. Et de s'émouvoir quand, on ne sait par quel tour de passe-passe, on ose qualifier d'accident l'intrusion d'un bâton de police dans le fondement d'un jeune homme. J'entends bien qu'il est tout sauf facile d'être policier, qu'ici et là il doit faire face à une aversion à même de dégénérer à tout instant en violence, qu'il risque parfois sa vie pour assurer notre protection, mais ceci, aussi vrai soit-il, ne l'autorise en rien à préjuger de la dangerosité d'autrui au seul motif de sa couleur de peau ou de la consonance de son nom. En rien. On attend du policier la même chose qu'on exige du professeur : une éthique irréprochable, une stricte application du règlement et une impartialité absolue. Et ce, en toutes circonstances. En toutes circonstances. Ce qui, de toute évidence, est loin d'être le cas. Je n'ai jamais eu à traiter avec la police, j'ai toujours été un brave garçon, je n'ai jamais rien volé, rien cassé, je ne me suis jamais bagarré, je ne me suis jamais retrouvé dans des situations compromettantes, je ne sais rien de la banlieue et de ses malaises, je n'ai jamais eu à exhiber ma carte d’identité ou à épeler mon nom –c'est heureux!– mais si, n'ayant rien à me reprocher, j'avais eu à le faire et ce, sans motif apparent, je crois bien que j'aurais nourri vis-à-vis d'elle une rancœur, une méfiance et un ressentiment à nul autre pareil. Et d'imaginer un seul instant ce que cette police-là pourrait s'autoriser si d'aventure Marine Le Pen succédait à François Hollande, voilà de quoi sentir passer le souffle de cet arbitraire odieux qui s'abat sur celui dont le seul tort est d'être différent.

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07 février 2017

A faire, l'hélico

La semaine dernière, ma moitié et moi avons effectué un vol en hélicoptère à Marseille. C'était une première pour tous les deux, et je dois dire que c'était tout simplement magique. Mine de rien, je commence à les accumuler, les expériences originales de ce genre. C'est curieux, la vie. Durant des années, je me suis contenté d'une vie bien disciplinée où rien ne dépassait. Il a fallu un drame pour me faire un électrochoc. J'ai soudain réalisé que le confort ne comblait pas tout. Ca peut sembler évident, mais c'est une vérité qu'on a souvent tendance à désapprendre, selon moi : lorsque viendra la Faucheuse, et qu'on se retournera pour observer le chemin parcouru, je pense que l'on s'apercevra combien notre vie était stérile, si l'on n'y prête pas chaque jour attention. Les souvenirs sont en définitive beaucoup plus importants que le confort. Car ce qui reste en mémoire, ce ne sont pas toutes ces soirées télé passées sur le canapé : ce sont tous ces instants spécifiques, tous ces événements uniques qui marquent à jamais. Cette soirée romantique où vous avez demandé la main de votre femme. Ce jour où, portant une charlotte ridicule, vous avez tenu pour la première fois votre bébé dans vos bras. L'enterrement de votre père. Ce jour où vous avez eu un accident de la route. Cette nouvelle nuit à la maternité. Cet après-midi ensoleillé où vous avez découvert le monde depuis les airs. Ce sont tous ces moments qui importent vraiment. Le confort matériel n'a que la valeur qu'on lui prête. Mais dans le fond, il n'en a aucune. D'après moi, nous abandonnerons notre Renault ou notre service en cristal derrière nous en quittant notre enveloppe corporelle. Les souvenirs sont tout ce qu'on gardera de notre passage sur Terre. Et au cas où vous vous poseriez la question : les programmes de téléréalité ne constituent pas un souvenir valable... Je vous mets en lien le prestataire qui nous a concocté ce vol en hélicoptère, si vous voulez approfondir la question. Si vous n'avez jamais fait, je vous recommande chaudement l'aventure : le monde est toujours extraordinaire vu de là-haut.

vol helicoptere 14

 

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31 janvier 2017

... sans mots

wow

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Le tourisme parisien

Paris : 3ème ville la plus visitée au monde par les touristes étrangers mais une dynamique qui s'essouffle Le tourisme francilien d'agrément et d'affaires représente €14,6 milliards de PIB en Ile-de-France, soit 8% du PIB primaire francilien en 2010. Malgré son 3ème rang mondial52 en nombre de touristes internationaux, Paris Ile-de-France est, parmi les 10 villes les plus visitées au monde, celle qui connaît la plus faible croissance en nombre de visiteurs étrangers depuis 2010 (TCAM 2010-13 : +1,5%) et la seule qui connaît un recul entre 2012 et 2013 (-0,7%). Par opposition, des villes telles que Bangkok, Singapour ou New York ont connu une croissance très soutenue du nombre de touristes internationaux, respectivement +18,2%, +17,8% et +9,4% par an entre 2010 et 2013. En matière de revenus touristiques par séjour, Paris Ile-de-France se classe au 5ème rang mondial, avec un panier moyen par séjour de €1 049, soit 65% du panier moyen des touristes à New York City qui culmine à $1 615 (notamment en raison d'une durée de séjour supérieure). Pour retrouver une position de leader, Paris Île-de-France doit s’appuyer sur une stratégie de développement touristique de la métropole ambitieuse et pragmatique s’appuyant sur un ciblage précis des clientèles sur chaque segment, sur une politique de promotion rationalisée et sur une complémentarité entre tourisme d’agrément et tourisme “dit” d’affaires. Paris dispose de nombreux atouts sur lesquels capitaliser pour augmenter le poids du secteur touristique, avec des enjeux spécifiques pour chaque segment : tourisme d'agrément et tourisme d'affaires. En matière de tourisme d'agrément, Paris Ile-de-France peut s'appuyer sur une offre culturelle et touristique parmi les plus riches au monde. 10 sites touristiques attirent plus de 2 millions de visiteurs annuellement, dont 3 plus de 10 millions : Disneyland Paris, la Cathédrale Notre-Dame de Paris et la Basilique du Sacré Coeur de Montmartre. L'intensité de la vie culturelle, le patrimoine historique, l’image de l’art-de-vivre parisien à l’étranger, les vastes possibilités de shopping, en particulier de luxe, ainsi que les activités de divertissement offertes (vie nocturne, Disneyland Paris, etc.) sont autant d’atouts touristiques de Paris Ile-de-France.

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21 novembre 2016

Travail sans loisirs rend salarié triste sire

La semaine dernière, j'ai pu profiter d'un très reposant incentive à Bilbao. Le but de la direction était de nous féliciter pour avoir tenu le coup en dépit du climat tendu en raison de l'actualité. C'était la moindre des choses, car on peut dire que nous nous sommes battus comme des lions : nous méritions donc bien de fêter l'événement. Cet événement a, comme à chaque fois, été fort apprécié (surtout lorsque sont arrivés les jeux). Mais je souhaiterais plutôt vous parler ici de ceux, souvent bien moins enthousiasmants, que j'ai vécus avant ça. C'est que l'incentive n'a pas acquis ses lettres de noblesse en un claquement de doigts. En réalité, il a fallu pas mal d'années pour que les DRH emploient correctement ce nouvel outil : et les couacs étaient nombreux au début. Il y a quelques années, je bossais dans une société était aussi douée pour le management que moi pour la cuisine. Pour vous donner une idée, nous pouvions nous surpasser des semaines durant pour réaliser le chiffre, sans jamais obtenir un mot de remerciement en échange. Je peux vous assurer qu'à force, un certain ras-le-bol (voire un ras-le-bol certain !) s'est installé. Lorsque j'ai rejoint mon entreprise actuelle, j'ai découvert qu'elle arrangeait souvent des incentives, mais sans comprendre la portée véritable de ce type d'événement. Elle envisageait en effet ces déplacements comme de simples vacances, lors desquelles nous étions livrés à nous-mêmes. Une fois arrivé, chaque employé se faisait son petit programme et se désolidarisait du groupe. Ces voyages étaient bien sûr généreux de la part de la direction, mais n'aidaient en aucune façon à tisser des liens entre les participants. Pour qu'un incentive soit une vraie réussite, il est nécessaire de poser un minimum de règles : il faut faire en sorte que les collaborateurs restent ensemble, mais travaillent aussi (ou jouent, en l'occurrence) ensemble tout au long du séjour. Et ça, je pense que mon entreprise ne l'a compris que tardivement. Offrir un voyage sans animation à la clef ne présente presqu'aucun intérêt pour l'entreprise. Tout l'intérêt de ce genre d'événement est d'être une occasion unique de réapprendre à œuvrer les uns avec les autres. Et à cet égard, les challenges restent l'instrument le plus approprié. Lors de cet incentive à Bilbao, mes collègues et moi avons d'ailleurs eu droit à une série de challenges pour le moins originaux : je vous mets en lien l'agence qui s'en est chargée, si vous souhaitez voir ce que la direction nous avait préparé !

bilbao

 

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